Nos recherches portent sur :
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Responsable :
Viviane Déprez, Phd . MIT
| Après un DEA de linguistique formelle à Paris VIII, Viviane Déprez a poursuivi ses études au Massachussetts Institute of Technology, à Boston, USA où elle a obtenu son doctorat en 1990. Elle a ensuite occupé plusieurs postes de professeur aux Etats Unis, en particulier dans les départements de linguistique de l’Université du Massachussetts à Amherst, puis à Rutgers University dans le New Jersey. Elle a également été membre du Centre des Sciences Cognitives de l’Université de Princeton et de celui de l’Université de Rutgers. Elle a rejoint l’Institut des Sciences Cognitives de Lyon en 1999. |
Participants et collaborateurs
principaux :
| Heather Robinson
Francis
Corblin
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Doctorante
(co-tutelle: Rutgers University)
Professeur, Université
de Paris VII
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| THEME 1: Systèmes de détermination et de quantification |
| Toutes les langues ont des moyens d’exprimer la spécificité,
la référence, définie ou indéfinie, l’indexicalité,
et la quantité, i.e. notions qui se manifestent le plus souvent
dans les langues par des articles ou déterminants nominaux. Les
déterminants d’une langue se répartissent ainsi en réseaux
sémantique qui organisent la référence et la quantification.
Notre équipe fait une étude comparative des propriétés
syntaxiques et sémantiques des systèmes de détermination
dans les langues naturelles. En étudiant de concert syntaxe et sémantique,
nos recherches visent à élaborer un modèle théorique
de l’interface entre ces deux modules du langage.
Nos études comparatives synchroniques sont renforcées par des études collaboratives sur l’évolution des systèmes de déterminants. En particulier, nous étudions l’émergence des systèmes de déterminants, ou plus spécifiquement le passage d’une détermination implicite à une détermination explicite, du point de vue historique et du point de vue de la genèse d’une langue (i.e. dans l’émergence des langues créoles). Nous étudierons également l’émergence des déterminants dans la grammaires des jeunes enfants (acquisition d’une langue première) ainsi que leur disparition due à des troubles neurolinguistiques. |
Collaborations:
Projets :
| THEME 2: Morpho-syntaxe et sémantique de la négation |
| On sait que les langues naturelles établissent et
traitent efficacement un grand nombre de relations de dépendance
non-contiguës entre diverses entités linguistiques dans la
phrase comme dans le discours. Toutefois, la nature de ces dépendances,
leurs limites, la diversité et les modalités d’interaction
des ressources cognitives qu’elles mettent en jeux restent encore mal connues
car elles ne font que rarement l’objet de recherches qui dépassent
le cadre de la linguistique. Notre équipe se propose d’étudier
de façon interdisciplinaire une sous-classe de ces dépendances
non-contiguës, les dépendances de polarité négative
(Il ne faut pas ajouter grand chose), dans le but de modéliser l’interaction
des ressources cognitives, linguistiques et extra-linguistiques auxquelles
elles font appel. On distingue dans la littérature trois grandes
approches de ces dépendances négatives, une approche
syntaxique, une approche sémantique et une approche pragmatique.
Nous pensons que, loin d’être concurrentes, ces trois approches sont
en fait largement complémentaires en ce qu’elles concernent chacune
un aspect distinct de ces dépendances, à savoir, respectivement,
la nature de la relation, l’identification de l’élément légitimant
négatif et la définition de l’item dépendant dont
les propriétés interagissent pour dériver les propriétés
de ces dépendances négatives.
Ici encore, notre recherche théorique et comparative s’est couplée d’un travail collaboratif historique sur l’évolution de la négation en ancien français et psycholinguistique sur l’acquisition de la syntaxe de la négation par les jeunes enfants.(en collaboration avec Karin Stromswold). |
Collaborations:
Projets:
| THEME 3: Modélisation des interfaces entre morpho-syntaxe et sémantique |
| Ce thème, plus général, regroupe
diverses études portant sur les interactions entre l’ordre des mots,
la morphologie et la sémantique. On sait qu’un changement dans l’ordre
des mots peut produire des effets sémantiques affectant l’interprétation
des syntagmes nominaux (portée de quantification, focus…etc). Il
a également souvent été observé que les langues
qui manifestent une grande liberté dans l’ordre des mots ont une
morphologie riche, et vice-versa. Nos recherches visent à modéliser
les conditions d’interactions entre la mobilité syntaxique, la morphologie
riche ou pauvre et l’interprétation. Nos études se sont pour
le moment centrées sur la morphologie verbale et sur la morphologie
du pluriel dans une variété de langue. Une fois encore, on
s’intéresse ici également à l’acquisition et à
la perte de la morphologie aussi bien du point de vue de l’évolution
des langues que du point du vue du développement chez l’enfant ou
de la perte chez le sujet aphasique.
Des études utilisant des techniques d’imagerie cérébrales (en collaboration avec l’équipe de P. Dominey à l’ISC) cherchent à préciser le rôle de la morphologie dérivationelle et des mots de fonction dans le traitement des séquences linguistiques et non linguistiques. Par ailleurs, des travaux collaboratifs cherchent à préciser le rôle multimodal que peut jouer la morphologie d’une langue dans l’apprentissage et la maîtrise de la lecture. |
Collaborations:
Projets:
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