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Psychopathologie de l’Intention




Co-responsables


Professeur des universités
 Praticien Hospitalier
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 Nicolas Georgieff
Professeur des Universités
Praticien Hospitalier





 Nelly Labruyère

 Neuropsychologue
 Valerian Chambon
 Doctorant

 Pierre Jacquet

 Neuropsychologue vacataire

Mathias Winter

Mastère 2

Tiffany Weiss 

Mastère 2

Georges-Edouard Godet

Mastère 2


Membres associés

 Jean-Yves Baudouin

 Dijon, France

 Chloe Farrer
 Chargée de recherche
Guillaume Barbalat
Interne en psychiatrie

 

Collaborations

Projets 

Publications

 

Cette Equipe se propose d'étudier la partie masquée de la génération des actions, celle qui se définit par la notion de "représentation". La représentation d'une action peut revêtir plusieurs formes (intention, action simulée, action observée) qui partagent un certain nombre de propriétés communes. L'accès expérimental à ces différentes formes de représentation est devenu possible au cours de ces dix dernières années, grâce à l'introduction de la méthodologie de la psychologie cognitive (imagerie mentale) et des techniques de neuro-imagerie. Plusieurs contributions décisives dans ce domaine ont été réalisées à Lyon par le groupe de M. Jeannerod et J. Decéty. L'Institut a inscrit ce thème de recherche parmi ses priorités, en particulier grâce à la présence d'Angela Sirigu.
L'étude de l'action au niveau représentationnel permet d'aborder des questions fondamentales pour la compréhension de la cognition, en particulier la cognition sociale. Une de ces questions concerne la possibilité pour un individu de comprendre les actions d'un autre individu et de déchiffrer ses intentions. Une autre question concerne les indices qui permettent d'attribuer une action (ou une intention) à son véritable auteur. Il s'agit donc d'une étude concernant des mécanismes cognitifs essentiels pour la compréhension des états mentaux d'autrui, et donc pour la communication entre individus.

 La psychopathologie offre de nombreuses situations où ces mécanismes cognitifs sont modifiés ou altérés. On connait les travaux classiques réalisés dans ce domaine sur le développement de la théorie de l'esprit chez l'enfant, et son absence chez les enfants autistes. Nous avons entrepris d'étendre ce paradigme aux autres affections psychotiques, et plus particulièrement la schizophrénie. Il s'agit en effet d'une maladie fréquente (sa prévalence est d'environ 3‰), soulevant de nombreuses questions, dont tout d'abord celle de son unicité, puis, si on admet celle-ci, celle de son origine, et enfin celle de la compréhension des nombreux symptômes affectant les malades qui en sont atteints.

 Parmi ces symptômes, on observe au premier plan ceux qui se rapportent à une altération de la sensation qu'a normalement de sujet de sa propre intégrité. Cette altération concerne le domaine des actions, des pensées et des émotions et s'exprime sous la forme de ce que K. Schneider a appelé les symptômes de premier rang (SPR) : hallucinations verbales,  idées d'influence, de référence, de toute-puissance, etc. Le point commun de cette symptomatologie est qu'elle met en question l'unité du patient en tant que sujet. En effet, ces patients se comportent comme s'ils effectuaient des actions qu'ils ne reconnaissent pas comme les leurs et qu'ils attribuent de ce fait à autrui (c'est le cas des hallucinations et du syndrome d'influence) ou au contraire comme s'ils étaient les instigateurs d'actions exécutées dans la réalité par autrui. Il existe donc au niveau clinique un trouble de l'attribution de l'action chez ces schizophrènes.

 Ces constatations cliniques ont été évaluées expérimentalement grâce à plusieurs épreuves comportementales. Daprati et al (1997) puis Franck et al (2001) ont étudié la capacité qu'ont les sujets schizophrènes avec ou sans SPR de reconnaître leurs propres actions parmi des actions différentes. Les sujets étaient placés dans des dispositifs ne leur permettant pas de voir leur main. Lors de chaque mouvement, on diffusait sur un écran soit l'image de leur propre main, soit l'image d'une main exécutant un mouvement plus ou moins différent du  leur. Les sujets devaient alors déterminer s'ils avaient vu leur propre action ou non. Les schizophrènes ont présenté des performances inférieures à celles des témoins sains, les schizophrènes avec SPR ayant des performances significativement inférieures à celles des autres patients. 

Dernière mise à jour: 26 septembre 2007

 
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