
Ecole Doctorale
Biologie Moléculaire Intégrée et Cognitive –
B.M.I.C. - Directeur : Robert GARRONE
Master Recherche de Neurosciences
Responsable : Pr. François JOURDAN
Secrétariat : Florence Léger
Tél. : 04 37 28 76 00
Fax : 04 37 28 76 01
Email : fleger@olfac.univ-lyon1.fr
Module 1 : De la perception à la
mémoire
Du 19 au 25 Janvier 2005
Cycle de cours-conférences ouvert à tous et
organisé dans le cadre de
l’école doctorale BMIC,
avec le soutien de l’Institut Fédératif des
Neurosciences de Lyon
Lyon Institut des Sciences Cognitives
|
Les 19, 20, 24 et 25
Janvier : Amphithéâtre de l’Institut des Sciences
Cognitives, 67, Bd Pinel, Bron
Le 21 Janvier: Amphithéâtre G1, Université Cl.
Bernard, site de Gerland, 50, Av. Tony Garnier, Lyon 7
Coordonnateurs :
Nathalie Buonviso
buonviso@olfac.univ-lyon1.fr
Nadine Ravel
ravel@isc.cnrs.fr
Programme détaillé
Mercredi 19 Janvier - ISC
Rappels
9:00-10:30 Anne Didier (Lyon)
Principes de base en physiologie sensorielle
10:45-12:15 Rémi Gervais
(Bron)
Notions de base sur la neurobiologie de la mémoire
Jeudi 20 Janvier - ISC
Le stimulus sensoriel: représentation et codage
9:00-10:30 Pascal Girard
(Toulouse)
La représentation spatiale et temporelle de l’information
10:45-12:15 Olivier Bertrand (Lyon)
Coopération dynamique de populations neuronales :
rôle des synchronisations oscillatoires pour la
représentation d’objets
14:00-15:30 Rémi Gervais
(Bron)
La représentation spatiale et temporelle de l’information
olfactive
16:00-17:00 TABLE RONDE
Vendredi 21 Janvier - Gerland
Plasticité des représentations sensorielles
9:00-10:15 Jean-Marc Edeline
(Orsay)
Plasticité induite par apprentissage dans les systèmes
sensoriels adultes:
Relations Perception-Mémoire.
10:30-11:45 Daniel Shulz (Gif sur
Yvette)
Neuromodulation et plasticité fonctionnelle dans les cortex
somatosensoriel et visuel
14:00-15:15 Pascal Giraux (Lyon)
Plasticité corticale chez l'Homme – Exemple du cortex
somesthésique
15:30-16:45 Anne-Lise Giraud
(Paris)
Plasticité corticale et traitement de la parole
17:00-18:00 TABLE RONDE
Lundi 24 Janvier - ISC
Mécanismes et circuits de la mémoire
9:00-10:15 Serge Laroche (Orsay)
Mécanismes cellulaires et moléculaires de la
mémoire
10:30-11:45 Claire Rampon
(Toulouse)
L’enrichissement comportemental comme modèle pour l’étude
de la plasticité neuronale
14:00-15:15 Guillaume Feirrera
(Tours)
Mécanismes neurobiologiques impliqués dans le
développement des aversions alimentaires gustatives
15:30-16:45 Anne-Marie Mouly (Bron)
"Les circuits de la mémoire : Acquisition, consolidation et
reconsolidation".
17:00-18:00 TABLE RONDE
Mardi 25 Janvier - ISC
Troubles de la perception et de la mémoire
9:30-10:45 Yves Rossetti (Lyon)
Les troubles de la perception : l’exemple du système visuel
11:00-12:15 Bernard Croisile (Lyon)
Les syndromes amnésiques
12:30-13:00 TABLE RONDE
Principes de base en physiologie sensorielle
Anne Didier
Introduction
Les différentes modalités sensorielles: classifications.
I. L'étage récepteur
1. L'information est recueillie par une cellule réceptrice
a. Sélectivité de la cellule réceptrice
b. Mécanismes de transduction
-apparition du potentiel de récepteur
-amplification par la transduction
-codage par le potentiel de récepteur de certains aspects du
stimulus
intensité
durée, phénomène de l'adaptation
c. genèse des potentiels d'action
2. Le traitement périphérique de l'information sensorielle
a. système multicanaux et arrangement topographique des
récepteurs
b. structure du réseau neuronal
c. champ récepteur
d. contrôle efférent des systèmes sensoriels
II. Traitement central de l'information sensorielle
1. La fonction des centres de projection
2. Organisation modulaire des centres de projection et traitement en
parallèle
3. Organisation hiérarchique des centres de projection
4. Codage spatio-temporel des stimuli sensoriels
III. Conclusions et ouvertures: systèmes sensoriels et
comportements
Bibliographie
Principles in Neural Science. Kandel-Schwartz-Jessel;
Elsevier
Biologie animale tome 2. Beaumont et Cassier; Dunod Animal Physiology.
Eckert et Randall; Freeman
From neuron to Brain, Nicholls-Martin-Wallace, Sinauer
Neurocience. Purve et coll. DE BOECK Université
Mots-clés: récepteurs-transduction-potentiel de
récepteur-champ récepteur-adaptation-voie
sensorielle-organisation modulaire-organisation topique-traitement
parallèle-traitement hierarchisé-cortex sensoriel.
Parcours Professionel
Anne Didier
Maître de Conférence, Université Claude Bernard
Lyon1
tel : 04 37 28 74 98
E-mail : didier@olfac.univ-lyon1.fr
· Cursus universitaire
1985 : DEA de Neurosciences et Pharmacologie, Université de
Bordeaux 1.
1988 : Doctorat Neurosciences et Pharmacologie, Université de
Bordeaux 1.
Titre de la thèse: Le saccule et son innervation : étude
anatomo-fonctionnelle.
· Stage post doctoral : de Janvier 1989 à Septembre 1990,
au Kresge
Hearing Research Institute, University of Michigan, Ann Arbor, MI,
Etats-Unis, dans l'équipe du Pr AL. Nuttall, sur le thème
"
Microcirculation cochléaire et fonction auditive ".
· Octobre 1990: Recrutement en qualité de Maître de
Conférences à
l'Université Lyon 1, dans le laboratoire de Neurosciences et
Systèmes
Sensoriels, UMR-CNRS 5020, (directeur : Pr. Collet), Equipe de
neurobiologie du système olfactif dirigée par le Pr
Jourdan.
Rôle fonctionnel des connexions cortico-corticales dans la
perception visuelle.
Pascal Girard
Le système visuel des primates comporte un grand nombre d’aires
visuelles abondamment connectées. Alors que les
propriétés des neurones de ces aires sont source de
nombreuses investigations, il n’en est pas de même pour les
connexions dont le rôle fonctionnel reste relativement peu connu.
Nous commencerons l’exposé par la description
anatomo-fonctionnelle des principales aires visuelles et leur situation
au sein des grandes voies de traitement de l’information visuelle.
Ensuite nous décrirons anatomiquement les grands types de
connexions cortico-corticales que sont les feedforwards et les
feedbacks ainsi que les connexions latérales et
intrinsèques.
Un tel arrangement a suggéré un traitement
hiérarchique de l’information visuelle. Les attributs basiques
de la scène visuelle sont traités par les aires
situées au niveau le plus bas, et une complexification du
traitement s’élabore au cours des étapes successives
jusqu’au cortex inférotemporal et au lobe frontal. Cependant,
des expériences récentes tendent à invalider un
modèle hiérarchique strict.
Tout d’abord, l’étude des latences des réponses visuelles
montre un fort recouvrement temporel dans la plupart des aires
visuelles : il n’y a pas de traitement séquentiel de
l’information visuelle tel qu’on aurait pu l’observer dans le cadre
d’un modèle hiérarchique.
Peu d’études ont cherché à questionner directement
le rôle des connexions : les études d’inactivation
des voies feedbacks (Hupé et al.) montrent que le rôle des
connexions feedback est potentialisateur et qu’il s’exerce de
façon très précoce.
On peut alors concevoir un modèle du fonctionnement des
connexions par itération avec une première vague
d’activation feedforward (magno cellulaire) puis un retour rapide par
le feedback pour intéragir avec une deuxième vague
(parvocellulaire).
Quel peut être, plus précisément, le rôle
fonctionnel ? le rôle des connexions
feedforward pourrait être un activateur signalant la
présence d’un objet visuel. En retour, le feedback
interviendrait dans le liage perceptif (‘binding’). L’intervention du
feedback dans l’attention visuelle, dans l’apprentissage perceptuel
(perceptual learning) reste à tester. Enfin, un rôle du
feedback dans la perception consciente a été
proposé récemment (Pascual Leone et Walsh).
Bibliographie
Bullier, J. (2001). Feedback connections and conscious vision, Trends
Cogn Sci 5, 369-370.
Bullier, J., Hupe, J. M., James, A. C., and Girard, P. (2001). The role
of feedback connections in shaping the responses of visual cortical
neurons, Prog Brain Res 134, 193-204.
Hupe, J. M., James, A. C., Payne, B. R., Lomber, S. G., Girard, P., and
Bullier, J. (1998). Cortical feedback improves discrimination between
figure and background by V1, V2 and V3 neurons, Nature 394, 784-7.
Pascual-Leone, A., and Walsh, V. (2001). Fast backprojections from the
motion to the primary visual area necessary for visual awareness,
Science 292, 510-2.
CURRICULUM VITAE
1981 Baccalauréat D :
mention assez bien.
1983 DEUG B, Université
d'Orléans : mention assez bien
1985 Licence de Physiologie,
Université de Tours : mention assez bien
1986 Maîtrise de
Physiologie, Université de Tours :mention assez bien
1987 DEA : mention bien
1991 Thèse de Neuroscience,
sous la direction de Jean Bullier, dans le Laboratoire INSERM U94 du Pr
Jeannerod. Sujet de la thèse : étude fonctionnelle des
connexions cortico-corticales dans le système visuel du singe
macaque.
Date de soutenance : 10 Juin 1991
juin 1991 à mars 1993
stage postdoctoral à l'Istituto di Neurofisiologia di Pisa sous
la direction de C.Morrone et D.Burr (psychophysique, vision des
couleurs chez l'homme)
Avril 1993
recrutement à l’unité INSERM U371 comme CR2.
Mars 1997
passage CR1
Septembre 1999
Mobilité à L’UMR UPS 5549
Ma thèse sous la direction de Jean Bullier a porté, chez
le singe, sur l’étude des bases neurophysiologiques du
blindsight. Une méthode d’inactivation réversible du
cortex cérébral a été mise au point et a
permis de révéler les aires visuelles qui restent actives
en absence de l’aire visuelle primaire.
Après cette thèse, j’ai effectué un stage
postdoctoral à l'Istituto di Neurofisiologia di Pisa sous la
direction de C.Morrone et D.Burr (psychophysique, vision des couleurs
chez l'homme).
A mon retour à Lyon (INSERM U371), j’ai étudié,
sur le singe en comportement, les effets comportementaux de
l’inactivation réversible de l’aire V4.
Ces travaux ont été prolongés à Toulouse
(UMR UPS 5549).
Actuellement, j’étudie les bases neurophysiologiques du codage
des indices monoculaires de la perception en 3D
(propriétés matérielles des textures, ombrages…)
Coopération dynamique de populations neuronales :
Rôle des synchronisations oscillatoires pour la
représentation d’objets
Olivier Bertrand.
De nombreux travaux de la littérature ont
montré que des processus mentaux engageaient des réseaux
de structures neuronales distribuées dans le cerveau. Cela
inclut non seulement des aires cérébrales
spécialisées dans le codage sensoriel de certains
attributs d’un objet (position, couleur, orientation, mouvement dans la
modalité visuelle, hauteur tonale, timbre, localisation spatiale
dans la modalité auditive, ou encore contenu émotionnel
pour ces deux modalités par exemple), mais aussi des aires
impliquées spécifiquement lors de certaines tâches
cognitives (attention sélective, catégorisation,
mémorisation, …) ou lors de certains actes moteurs. Chez l’Homme
et l’animal, l’électrophysiologie (EEG, MEG), la neuroimagerie
fonctionnelle (TEP, IRMf), ou l’étude neuropsychologique de
patients cérébro-lésés donnent une image de
plus en plus précise des réseaux neuronaux
impliqués, et dans certains cas de la chronologie d’activation
de ces aires. Toutefois, les mécanismes neuronaux de
coopération entre ces aires et leur dynamique restent
très mal connus. Quels sont les mécanismes neuronaux qui
permettent une coordination de ces activités distribuées
dans le but de produire une perception cohérente et
éventuellement un comportement adapté à une
situation donnée ? Comment ces régions
spécialisées et distribuées coopèrent-elles
et interagissent-elles pour permettre l'émergence d'un percept
et/ou d'un acte cognitif cohérent ?
Une hypothèse théorique suggérée par
différents auteurs (voir pour revue Singer, W. and C. M. Gray,
1995, Annu Rev Neurosci 18: 555-86.) propose que ces structures actives
interagissent dynamiquement par la synchronisation oscillatoire de leur
activité neuronale. Ces assemblées sont définies
comme des réseaux de neurones transitoirement reliés par
des connexions réciproques dynamiques. Il peut s'agir
d'interactions entre neurones au sein d'une même aire ou d'aires
voisines (différentes aires visuelles codant pour
différents attributs d'un objet par exemple) : on parlera alors
de synchronisation locale. Il peut aussi s'agir d'interactions entre
aires distantes (aires sensorielles et aires frontales lors de
certaines tâches cognitives par exemple) : on parlera alors de
synchronisation à distance ou d'intégration à
large échelle (Varela, F., et al., 2001, Nat Rev Neurosci 2(4):
229-39.). Une telle synchronisation ou désynchronisation active
d'assemblées neuronales permettrait dynamiquement
l'intégration ou la ségrégation d'informations
distribuées dans le cerveau nécessaire à
l'accomplissement d'une tâche donnée.
Depuis le début des années 90, cette hypothèse a
été confortée par des observations
expérimentales (voir pour revue Singer, W., et al. (1997) Trends
in Cognitive Sciences 1(7): 252-261, et .Engel, A. K., et al. (2001)
Nat Rev Neurosci 2(10): 704-16). Des enregistrements de neurones
unitaires chez l'animal ont montré l'existence de
synchronisations rythmiques dans la bande beta-gamma (20-100 Hz)
spécifiquement entre cellules répondant au même
objet. La plupart de ces travaux chez le chat anesthésié
ou le singe en comportement ont concerné le système
visuel, et ont donc mis en évidence un rôle fonctionnel
des synchronisations neuronales dans des aires visuelles de bas niveau
pour le groupement perceptif ("perceptual binding"). De plus, ces
synchronisations neuronales semblent être modulées par des
processus "top-down" de type attentionnel (Engel, A. K., et al. (2001)
Nat Rev Neurosci 2(10): 704-16. pour revue). A ces synchronisations
rythmiques des décharges neuronales sont souvent associés
des signaux de potentiels de champs proches ("Local Field Potentials",
LFP) également oscillatoires dans les mêmes
fréquences (Eckhorn, R. (1989), in : Brain Dynamics,
Springer-Verlag. 2: 184-224.).
Chez l'homme, à un niveau plus macroscopique, comme dans les
signaux EEG ou MEG à la surface du scalp, ou encore dans les
signaux EEG intracérébraux, des activités
oscillatoires ont également été observées
dans différentes modalités sensorielles et lors de
différentes tâches comportementales. Ces oscillations dans
les bandes beta-gamma (20 à 100 Hz) semblent être
modulées par l'attention du sujet, et pourrait jouer un
rôle dans la construction et le maintien de
représentations cohérentes d'objets (voir Tallon-Baudry,
C. and O. Bertrand (1999) Trends in Cognitive Sciences 3(4): 151-162.
pour revue). Des études ont également montré
l'existence d'épisodes de synchronisation et de
désynchronisation actives entre électrodes distantes sur
le scalp pouvant être reliés à des processus
d'interaction perceptuo-motrice (Rodriguez, E., et al. (1999), Nature
397(6718): 430-3.).
L’exposé comportera une première partie précisant
les bases de cette hypothèse théorique d’un rôle
fonctionnel des synchronisations oscillatoires. Puis, des
résultats au niveau d’enregistrements unitaires chez l’animal
seront présentés. Et enfin, on terminera par une revue
des observations existantes à un niveau plus macroscopique chez
l’homme.
Quelques références bibliographiques :
Bressler, S. L. and Kelso, J. A. (2001). Cortical coordination dynamics
and cognition. Trends Cogn Sci. 5(1), 26-36.
deCharms, R. C. and Zador, A. (2000). Neural representation and the
cortical code. Annu Rev Neurosci. 23, 613-47.
Engel, A. K., P. Fries and W. Singer (2001). “Dynamic predictions:
oscillations and synchrony in top-down processing.” Nat Rev Neurosci
2(10): 704-16.
Engel, A. K. and W. Singer (2001). “Temporal binding and the neural
correlates of sensory awareness.” Trends Cogn Sci 5(1): 16-25.
Milner, P. M. (1996). Neural representations: Some old problems
revisited. Journal of Cognitive Neuroscience. 8, 69-77.
Singer, W., A. K. Engel, A. K. Kreiter, M. H. J. Munk, S.
Neuenschwander and P. R. Roelfsema (1997). Neuronal assemblies :
necessity, signature and detectability. Trends in Cognitive Sciences
1(7): 252-261.
Tallon-Baudry, C. and Bertrand, O. (1999). Oscillatory gamma activity
in humans and its role in object representation. Trends in Cognitive
Sciences. 3(4), 151-162.
Varela, F., Lachaux, J. P., Rodriguez, E. and Martinerie, J. (2001).
The brainweb: phase synchronization and large-scale integration. Nat
Rev Neurosci. 2(4), 229-39.
Parcours :
1981 Ingénieur Sup Telecom (Ecole Nat. Sup.
des Télécommunications), Paris
1985 Thèse de Doctorat de Génie
Biologique et Médical, Lyon (Neuromonitoring des comas), INSERM.
1986 Chargé de Recherche INSERM, Unité
280 (Processus Mentaux et Activation Cérébrale), Lyon
Etude de l’organisation fonctionnelle du cortex auditif chez l’homme
(tonotopie). Etude de méthodes de localisation des sources
neuronales (approche EEG/MEG)
1997 Directeur de Recherche INSERM, Unité 280,
Lyon, responsable de l’équipe « Représentation
des objets visuels et sonores : émergence et dynamique des
synchronisations oscillatoires »
Etude de la dynamique des interactions corticales dans les processus
sensoriels et cognitifs. Approche électrophysiologique chez
l’homme : EEG/MEG de scalp et EEG intracérébrale.
Neuroimagerie fonctionnelle.
Publications 2001-2003
Rols G, Tallon-Baudry C, Girard P, Bertrand O, Bullier J. Cortical
mapping of gamma oscillations in areas V1 and V4 of the macaque monkey.
Vis Neurosci, 2001, 18(4):527-540.
Tallon-Baudry C, Bertrand O, Fischer C. Oscillatory synchrony between
human extrastriate areas during visual short-term memory maintenance. J
Neurosci, 2001, 21(20):1-5.
Yvert B, Crouzeix A, Bertrand O, Seither-Preisler A, Pantev C. Multiple
supratemporal sources of magnetic and electric auditory evoked
middle-latency components in humans. Cerebral Cortex, 2001, 11(411-423.
Kaiser J, Bertrand O. Dynamics of working memory for moving sounds: An
event-related potential and scalp current density study. Neuroimage,
2003, 19(4):1427-1438.
Krolak-Salmon P, Henaff MA, Tallon-Baudry C, Yvert B, Guenot M,
Vighetto A, Mauguiere F, Bertrand O. Human lateral geniculate nucleus
and visual cortex respond to screen flicker. Ann Neurol, 2003,
53(1):73-80.
Ravel N, Chabaud P, Martin C, Gaveau V, Hugues E, Tallon-Baudry C,
Bertrand O, Gervais R. Olfactory learning modifies the expression of
odour-induced oscillatory responses in the gamma (60-90 Hz) and beta
(15-40 Hz) bands in the rat olfactory bulb. Eur J Neurosci, 2003,
17(2):350-358.
Tallon-Baudry C, Bertrand O. Gamma oscillations in humans. In:
Encyclopedia of Cognitive Science, L. N. Ed., Mc Millan Reference Ltd,
2003, 2:255-260.
Krolak-Salmon P, Hénaff MA, Tallon-Baudry C, Yvert B, Guenot M,
Vighetto A, Mauguiere F, Bertrand O. Human lateral geniculate nucleus
and visual cortex respond to screen flicker. Ann Neurol, 2003,
53(1):73-80,.
Krolak-Salmon P, Hénaff MA, Isnard J, Tallon-Baudry C, Guenot M,
Vighetto A, Bertrand O, Mauguiere F. An attention modulated response to
disgust in human ventral anterior insula. Ann Neurol, 2003,
53(4):446-453.
Petkov CI, Kang X, Alho K, Bertrand O, Yund EW, Woods DL. Attentional
modulation of human auditory cortex. Nature Neuroscience, en
révision.
Kang X, Bertrand O, Alho K, Yund EW, Woods DL. Local landmark-based
mapping of human auditory cortex. Neuroimage, en révision.
Yvert B, Fischer C, Bertrand O, Pernier J. Localization of human
supratemporal auditory areas from intracerebral auditory evoked
potentials using distributed source models. Neuroimage, en
révision.
Tallon-Baudry C, Bertrand O, Hénaff-Gonon MA, Isnard J, Fischer
C.Differential attentional modulation of gamma-band oscillations in the
human lateral occipital cortex and fusiform gyrus. Neuron, soumis.
La représentation spatiale et temporelle de l’information
olfactive
Rémi Gervais
L’analyse fine et fiable de la dimension olfactive de
l’environnement permet à tous les animaux de
réguler la plupart des comportements assurant leur survie
(comportement alimentaire, sexuel, relations sociales…). Dans la
mesure où cette analyse concerne aussi bien les animaux
les plus « primitifs » que ceux les plus
« évolués », le chercheur peut
aborder l’épineux problème du code neuronal olfactif
à la fois chez les insectes et chez les mammifères. La
comparaison des données obtenues est facilitée par le
conservatisme de l’organisation anatomique des voies de traitement de
l’information olfactive à travers les espèces. Le
neurobiologiste peut espérer qu’il sera plus aisé
de comprendre les règles de représentations neuronales au
sein d’un système sensoriel phylogénétiquement
ancien comme le système olfactif que par exemple celui du
système visuel chez le primate. Animés par cet
espoir, de nombreux travaux ont été menés depuis
plusieurs décennies. Nous verrons que selon la méthode
d’investigation choisie et le modèle expérimental
étudié, les travaux amènent à penser que la
représentation neuronale des odeurs pourrait obéir
à l’une ou plusieurs des règles suivantes :
chaque odeur est représentée par une carte spatiale
d’activité neuronale qui lui est spécifique (Royet et
al. 1987)
chaque odeur est représentée par une carte temporelle
d’activité neuronale qui lui est spécifique (Laurent,
2002)
la propension des structures olfactives à générer
des activités rythmiques (oscillations) pourrait jouer un
rôle important dans les règles de représentation
neuronale olfactive (Laurent 2002, Martin et al., 2004)
Toutefois, nous verrons que les représentations neuronales
olfactives se révèlent à la fois instables
et très résistantes à leur destruction. En
effet, les cartes d’activité spatiales et temporelles sont
modifiées par l’expérience et cela dès le premiers
étages de traitement, le bulbe olfactif (Linster et al., 2002,
Martin et al., 2004). Des lésions massives du bulbe
olfactif qui entraînent une réorganisation intensive du
réseau restent sans effet détectable sur les performances
olfactives chez le rat (Slotnick and Bodyak., 2002)
Nous sommes donc amener à penser que le
« code » olfactif est sous-tendu par les
dimensions à la fois spatiale et temporelle de l’activité
neuronale mais que la « distorsion »de ces cartes
des suites de l’apprentissage ou des suites de lésions induite
par l’expérimentateur ne compromet pas la constance de la
perception.
Références bibliographqiues :
Royet JP, Sicard G, Souchier C, Jourdan F. (1987) Specificity of
spatial patterns of glomerular activation in the mouse olfactory bulb:
computer-assisted image analysis of 2-deoxyglucose autoradiograms.
Brain Res .417(1):1-11
Linster C, Johnson BA, Morse A, Yue E, Leon M. (2002) Spontaneous
versus reinforced olfactory discriminations J Neurosci., 16:6842-6845
When the major response domains in the rat olfactory bulb that are
evoked by odorant enantiomers are compared, some of these odorant pairs
do not show significantly different activity patterns. Such pairs are
not spontaneously discriminated in a behavioral test. We show here that
even these similar odorants appear to evoke different activity patterns
when every data point in a glomerular activity array is compared. These
odorants also can be discriminated if they are subjected to
differential reinforcement. These data suggest that the method chosen
to assess olfactory discrimination will reveal different olfactory
capabilities of rats. The small differences in glomerular activity that
probably exist between any pair of odorants may serve as a basis for
odor discrimination when rats are differentially reinforced, thereby
establishing the remarkable limits of rat olfactory perception. At the
same time, the major differences in glomerular responses appear to
serve as the normal basis for spontaneous odor discrimination.
.
Laurent G. (2002) Olfactory network dynamics and the coding of
multidimensional signals. Nat Rev Neurosci 3:884-895
Martin, C., Gervais, R., Hugues, E., Messaoudi, B. and Ravel, N (2004)
Learning modulation of odor-induced oscillatory responses in the rat
olfactory bulb: A correlate of odor recognition ? J. of
Neuroscience., (in press)
In the first relay of information processing, the olfactory bulb (OB),
odors are known to generate specific spatial patterns of activity.
Recently, in freely behaving rats, we demonstrated that learning
modulated oscillatory activity in local field potential (LFPs), in both
beta (15-40 Hz) and gamma (60-90 Hz) bands in response to odors. The
present study further characterized this odor-induced oscillatory
activity with emphasize on its spatio-temporal distribution over the
olfactory bulb and on its relation with improvement of behavioral
performances along training. For that purpose, LFPs were simultaneously
recorded from four locations in the OB, in freely moving rats
performing an olfactory discrimination task. Electrodes were
chronically implanted near relay neurons in the cell body layer, the
mitral cell layer. Time-frequency methods were used to extract signal
characteristics (amplitude, frequency and time-course) in the two
frequency bands. Before training, odor presentation produced, on each
site, a power decrease in gamma oscillations and a weak but significant
increase in power of beta oscillations (near 25 Hz). When the training
was achieved, these two phenomena were amplified. Interestingly, the
beta oscillatory response showed several significant differences
between the antero-dorsal and postero-ventral regions of the OB. In
addition, clear-cut beta responses occurred in the signal as soon as
animals began to master the task. As a whole, our results point to
possible functional importance of beta oscillatory activity in the
mammalian OB, particularly in the context of olfactory learning.
Slotnick B, Bodyak N. (2002) Odor discrimination and odor quality
perception in rats with disruption of connections between the olfactory
epithelium and olfactory bulb. J Neurosci 2002 May 15;22(10):4205-4216.
Rats were trained using olfactometry and operant conditioning to
discriminate among homologous fatty acids, homologous aldehydes, and a
series of unrelated odors. Their memory for the positive and negative
assignment of each odor (tested under extinction) was assessed before
and after they had received selective lesions of the olfactory bulbs or
injection of the olfactory epithelial toxin 3-methyl indole (3-MI).
Response accuracy on the memory test provided a measure of the extent
to which treatments altered the remembered perceptual quality of the
odors. The degree of deafferentation of the bulb by treatment with 3-MI
was assessed using anterograde transport of horseradish peroxidase
applied to the olfactory epithelium. Rats treated with 3-MI had a
detectable reaction product only in varying numbers of glomeruli on the
lateral and, in some cases, posterior medial walls of the olfactory
bulb. Bulbar lesions destroyed the dorsal and dorsomedial bulbar areas
that have been identified in optical and electrophysiological studies
as showing responses to fatty acids. Rats with bulbar lesions had good
to near perfect retention on their post-treatment memory test on all
odor pairs, as did 3-MI-treated rats that still had substantial input
to glomeruli on the lateral or posterior medial wall of the bulb.
3-MI-treated rats with substantially fewer afferent connections had
severe retention deficits, particularly for the aldehyde and fatty acid
odors, but this loss was secondary to deficits in the ability to
discriminate among these odors. The results indicate that input to
bulbar areas that are activated by a series of homologous odors may not
be essential for odor discrimination and that deafferentation of the
majority of bulbar glomeruli may be primarily without effect on odor
quality perception as assessed by the memory test. These outcomes point
to a much higher degree of redundancy within the olfactory bulb than
that envisioned by current combinatorial or odotopic hypotheses of odor
quality coding or, alternatively, to mechanisms of odor coding used in
the awake behaving animal that have not yet been elucidated.
Plasticité induite par apprentissage dans les systèmes
sensoriels adultes:Relations Perception-Mémoire.
Jean-Marc Edeline
Au cours des 10 dernières années de nombreux laboratoires
ont mis en évidence des phénomènes de
plasticité dans les systèmes sensoriel d'animaux adultes,
et ce dans toutes les modalités (voir pour revue Calford
2002 ; Gilbert, 1993; Kaas, 1991; Weinberger, 1995; Edeline, 1999,
2003). Les conditions dans lesquelles sont mis en évidence ces
phénomènes de plasticité vont de lésions
très ponctuelles de l'épithélium sensoriel,
à des déafférentations plus massives,
jusqu'à de réels entraînements comportementaux.
Bien qu’initiallement, peu d'études concernaient
réellement des situations d'apprentissage comportemental, depuis
la fin des années 90 plusieurs laboratoires ont montré
que le Champ Récepteur (ChR) des neurones du système
auditif se modifiait sélectivement après apprentissage.
Dans le système auditif, le ChR d'un neurone se définit
par la gamme de fréquences tonales qui provoquent une
réponse du neurone. La fréquence qui provoque les
réponses les plus fortes est la Fréquence
Caractéristique (FC) du neurone. Suite à un
apprentissage, une proportion importante (38 à 55%) des ChR des
neurones du cortex et du thalamus auditif modifient
sélectivement leur fréquence caractéristique au
profit du stimulus signifiant. Ces modifications ont été
obtenues après des tâches aversives ou appétitives
(Kisley & Gerstein 2001 ; Fritz et al., 2003). Ces
modifications de ChR, observées pendant le temps limité
d'un enregistrement unitaire, ont souvent été
présentées comme les premières manifestations des
réorganisations de cartes sensorielles décrites dans les
cortex somesthésique (Recanzone et al. 1992a,b,c,d) et auditif
(Recanzone et al., 1993). Bien que de nombreux résultats soient
venus étayer ces données au cours des dernières
années, plusieurs questions fondamentales se posent encore:
Y a t-il vraiment un lien de causalité entre les modifications
de ChR et les réorganisations de topographie ? En effet, la
plasticité des ChR thalamocorticaux s’observe rapidement lors de
protocoles relativement simples. Par contre, les modifications de
cartographie corticale sont détectées après
plusieurs mois de pratique dans des entraînements perceptifs
où le sujet est quotidiennement poussé à ces
limites perceptives. On peut légitimement se poser la question
de savoir si la mobilisation du réseau thalamo-cortical est la
même dans ces deux situations.
Ces modifications sont-elles sous-tendues par les mêmes
mécanismes que ceux classiquement impliqués dans les
phénomènes de plasticité neuronale survenant au
sein de structures plus intégratrices (modifications
d’efficacité synaptiques, règles Hebbiennes de
plasticité, expression de gènes particuliers, etc..…).
Quelle est la signification fonctionnelle de modifications se
produisant dès le versant sensoriel lors d’un apprentissage ?
Peut-on réellement dissocier Mémoire et Perception ou ces
deux fonctions sont-elles nécessairement imbriquées l’une
dans l’autre ? Cela est même trivial si on définit la
perception comme une interprétation des sensations basée
sur l’expérience passée… et ce qu’il en reste en
mémoire ?
References
Calford MB. Neuroscience. 2002;111(4):709-38.
Edeline, J-M. (1999) Progress in Neurobiolology , 57,
165-224
Edeline J-M. (2003) Exp Brain Res. 153 (4), 554-572.
Fritz J, Shamma S, Elhilali M, Klein D. Nat Neurosci.
2003;6(11):1216-23.
Kaas, J. H. (1991). Ann. Rev. Neurosci., 14, 137-167.
Kisley MA, Gerstein GL. (2001). Eur J Neurosci. 13(10):1993-2003.
Recanzone, G. H. et al. (1992b) J. Neurophysiol., 67, 1057-1070.
Recanzone, G. H., et al. (1992c) . J. Neurophysiol., 67, 1031-1056.
Recanzone, G. H., et al. (1992d) . J. Neurophysiol., 67, 1071-1091.
Recanzone, G. H., Schreiner, C. & Merzenich, M. M. (1993) J.
Neurosci., 13, 87-103.
Talwar SK, Gerstein GL.(2001). J Neurophysiol. ;86(4):1555-72.
Weinberger, N. M. (1995) Ann. Rev. Neurosci., 18, 129-158.
Présentation de l'Intervenant:
* Thèse en 1988 au laboratoire de Psychophysiologie du Prf
Vincent Bloch
* Post-doc de Octobre 1988 à Décembre 1991 au Center for
the Neurobiology of Learning and Memory Université de
Californie, USA.
* Depuis 1992, Chercheur au NAMC (Neurobiologie de l'apprentissage de
la Mémoire et de la Communication), UMR CNRS 8620, Bat 446,
Université Paris-Sud, 91405 Orsay cedex,
* Au sein du NAMC, responsable de l'équipe Plasticité
Sensorielle, Etats de Vigilance et Neuromodulation.
jean-marc.edeline@ibaic.u-psud.fr
http://www.namc.u-psud.fr/namc
Neuromodulation et plasticité fonctionnelle dans les cortex
somatosensoriel et visuel
Daniel E. Shulz
1. Plasticité sensorielle versus Sélectivité
fonctionnelle
Les recherches des bases neurologiques de l'apprentissage et de
la mémoire ont souvent ignoré l'adaptation corticale des
cartes sensorielles. Ceci est dû au fait que durant les quatre
dernières décennies, la neurophysiologie sensorielle a
mis en évidence un nombre considérable de relations
précises entre certains paramètres du stimulus et la
réponse des neurones corticaux, spécialement dans des
préparations anesthésiées et paralysées. Ce
succès de la physiologie sensorielle dans l'étude de la
représentation de l'environnement par les cortex sensoriels
primaires a mené à une surévaluation de la
stabilité des représentations corticales. Ce même
succès a donc renforcé l'idée que l'étude
de l'apprentissage et la mémoire commencent là où
celle de l'analyse sensorielle s'achève. La plasticité en
tant que propriété intrinsèque des aires
sensorielles corticales semblait incompatible avec la
nécessité des organismes à obtenir une image
stable du monde où ils vivent.
Plasticité développementale. Dès les années
60 cependant, il avait été démontré que le
cortex visuel a un fort potentiel de plasticité pendant une
période précoce de la vie d’un animal. Par ex. la
distribution corticale de l’orientation préférée
est modifiée par l’expérience précoce chez
l’animal jeune. (Cooper and Blakemore, 1971).
Plasticité adulte. Dans les années 80, la recherche des
sites neuronaux de la plasticité induite par un apprentissage
associatif dans des systèmes sensoriels des mammifères
adultes (cortex auditif et somatosensoriel et, dans une moindre mesure,
visuel) a mis en évidence l'implication des niveaux primaires
d'intégration des systèmes sensoriels (voir Cours de
Jean-Marc Edeline).
2. Corrélats et analogues cellulaires de l’apprentissage.
Deux stratégies sont
généralement utilisées pour l'étude de la
plasticité de l'organisation fonctionnelle corticale qui
interviennent, par exemple, lors d'un apprentissage de discrimination
sensorielle ou lors d'une procédure de conditionnement
classique: 1) celle où l'on établit une
corrélation entre l'apprentissage comportemental et la
plasticité qui est induite, et 2) celle qui vise à
définir la valeur optimale des paramètres
(d'activité ou neurochimiques) permettant d'induire
artificiellement une plasticité cellulaire similaire de celle
induite par apprentissage ("analogue cellulaire"). Cette
deuxième stratégie permet, à terme, d'explorer le
répertoire de plasticité du neurone cortical.
C'est dans cette seconde approche que s'inscrivent
une série d'expériences réalisées dans le
laboratoire en appliquant des procédures de conditionnement
cellulaire dans le système visuel.
Exemple d'un analogue cellulaire: Plasticité de la
sélectivité à l'orientation et de
l'intégration binoculaire. Frégnac, Shulz, Thorpe,
Bienenstock (1988) Nature 333:367-370; Frégnac, Shulz, Thorpe,
Bienenstock, (1992) J. Neurosci. 12:1280-1300; Shulz et Frégnac
(1992) J. Neurosci. 12:1301-1318.
3. Rôle du contexte comportemental dans l'apprentissage
Les changements fonctionnels associatifs induits soit par des
procédures d'apprentissage supervisé ou par apprentissage
comportemental montrent que l'induction d'une plasticité
corticale dépend non seulement de l'activité du
réseau cortical, mais également des signaux en provenance
de structures sous-corticales qui véhiculent un signal de
neuromodulation associé à une validation comportementale
de la plasticité corticale (voir Ahissar et al., 1992).
L'information sur le contexte comportemental, qui semble superviser la
plasticité des connections corticales, pourrait être
médiée par les systèmes neuromodulateurs
ascendants diffus comme les systèmes dopaminergique,
noradrénergique ou cholinergique (Crow, 1968; Kety, 1970; Oades,
1985).
Example de validation comportementale d'une plasticité de la
connectivité fonctionnelle dans le cortex auditif du singe.
Ahissar E, Vaadia E, Ahissar M, Bergman H, Arieli A, Abeles M. (1992)
Science 257:1412-5).
4. Neuromodulation
Contrairement à la neurotransmission classique impliquant des
excitations glutamatergiques et des inhibitions GABAergiques rapides
entre deux neurones connectés synaptiquement, la neuromodulation
peut, grâce à l'altération des
propriétés synaptiques et cellulaires, modifier les
signaux de sortie des réseaux neuronaux sensoriels et moteurs
(voir revue dans Harris-Warrick and Marder, 1991). Qu'ils soient
d'origine extrinsèque ou intrinsèque (voir Katz and
Frost, 1996), les neuromodulateurs peuvent altérer les signaux
de sortie des réseaux neuronaux par deux mécanismes
majeurs: le changement des propriétés intrinsèques
des neurones appartenant au réseau et le changement de
l'efficacité synaptique des connections au sein du circuit
neuronal.
Dans la dernière partie de ce cours nous
verrons dans quelles situations comportementales les systèmes
neuromodulateurs ascendants sont activés? Nous apporterons des
évidences sur le rôle important joué par
l'activation des centres sous-corticaux de validation, tel le noyau
basal magnocellulaire cholinergique, sur la plasticité
sensorielle chez l'adulte.
-Réponse dopaminergique: l'erreur dans la prédiction de
la récompense (travaux de Wolfang Schultz sur le système
dopaminergique du singe vigile).
-Noradrénaline et réponse à la nouveauté.
(travaux d'Aston-Jones et collaborateurs)
-Neuromodulation cholinergique: attention sélective, motivation,
renforcement et plasticité.
Exemple de réorganisation acétylcholine-dépendante
des cartes tonotopiques. Kilgard, M.P. and Merzenich, M.M. (1998)
Science 279:1714-1718.
Exemple de modulation cholinergique de la plasticité
fonctionnelle dans le cortex à tonneaux. Shulz, D.E.
Sosnik, R.Ego, V. Haidarliu,S. and Ahissar E. (2000) Nature
403:549-553; Ego-Stengel, V., Shulz, D.E., Sosnik, R., Haidarliu, S.
and Ahissar, E. (2001). J. Neurophysiol., 86: 422-437.
Master of Science en Basic Medical Sciences and Neurobiology
(Department of Physiology, Hadassah
Medical School, Jerusalem) en 1982. Rôle du système
noradrénergique central dans les processus de consolidation de
la mémoire à moyen terme.
Thèse de Doctorat en Neurosciences dans le laboratoire de
Neurobiologie du Développement de l'Université de
Paris-Sud en 1987. Etude des modifications du pouvoir
intégrateur de neurones corticaux visuels.
Chargé de recherche (CR2) en 1989. Recherches sur les
mécanismes cellulaires de la plasticité corticale au CNRS
de Gif sur Yvette. Responsable de la recherche sur la Neuromodulation
du traitement des signaux sensoriels et de la plasticité
neuronale dans les cortex visuel, auditif et somesthésique.
Chargé de recherche (CR1) en 1993. Coopération avec le
Dr. Ehud Ahissar de l'Institut Weizmann en Israël, portant sur la
neuromodulation de la plasticité corticale par les
systèmes cholinergiques et noradrénergiques. Coordonateur
du Programme International de Coopération Scientifique du CNRS
avec le Départment de Neurobiologie de l'Institut Weizmann en
Israël. Mise en évidence d'une nouvelle forme de
plasticité sensorielle dépendante de
l'acétylcholine dans le cortex à tonneaux du rat adulte.
Habilitation à diriger des recherches (HDR, Université
Paris Sud) en 2001.
Directeur de Recherche (DR2) en 2002. Etude sur le traitement temporel
et sur la plasticité dépendante du temps d'occurrence des
potentiels d'action (STDP) dans le cortex à tonneau du rat.
Coopération scientifique avec le Dr. Dan Feldman de la Division
de Biologie de University of California at San Diego (UCSD).
J Neurosci 1990 Aug;10(8):2528-40
Context-dependent responses of primate nucleus basalis neurons in a
go/no-go task.
Richardson RT, DeLong MR
In previous studies involving monkeys performing behavioral tasks,
neurons in the nucleus basalis frequently had significant changes in
discharge rate when the animal made a movement in response to a sensory
stimulus in order to obtain a reward. To determine whether such
responses of basalis neurons are primarily sensory or motor in nature,
the activity of single basalis neurons was recorded in monkeys
performing a go/no-go (GNG) task which provided a dissociation between
sensory and motor neuronal responses. In a sample of 425 basalis
neurons, 326 (77%) had significant changes in firing in at least one
phase of the GNG task. Most of the task-related neurons (70%) responded
in the choice phase in which the animal either made an arm movement (go
condition) or kept its arm motionless (no-go condition) in order to
obtain a water reward. Of 253 neurons that responded in the choice
phase, 88% had changes in firing in the no-go condition that were equal
to or, in some cases, greater than the changes in firing in the go
condition. Therefore, most responses of basalis neurons in the choice
phase could not be specific for the arm movement because they occurred
when there was no arm movement at all. The visual stimulus presented in
the choice phase was also presented earlier on each trial in the cue
phase. Although 70% of the task-related basalis neurons responded in
the choice phase, only 5% had detectable changes in firing in the cue
phase. Of 251 neurons responding in the cue or choice phase, 59% had
significantly larger changes in firing in the choice phase than in the
cue phase, whereas only one neuron had a larger response in the cue
phase. Therefore, most responses of basalis neurons in the choice phase
could not be specific for the visual stimulus because similar responses
did not occur when the same stimulus was presented in the cue phase.
These results indicate that the frequent responses of basalis neurons
in the choice phase are neither purely sensory nor motor in nature, but
are highly dependent on the context of the stimulus or movement. The
neuronal responses in the choice phase may reflect either transient
increases in arousal or decision-making processes.
Science 1992 Sep 4;257(5075):1412-5.
Dependence of cortical plasticity on correlated activity of single
neurons and on behavioral context.
Ahissar E, Vaadia E, Ahissar M, Bergman H, Arieli A, Abeles M
It has not been possible to analyze the cellular mechanisms underlying
learning in behaving mammals because of the difficulties in recording
intracellularly from awake animals. Therefore, in the present study of
neuronal plasticity in behaving monkeys, the net effect of a single
neuron on another neuron (the "functional connection") was evaluated by
cross-correlating the times of firing of the two neurons. When two
neurons were induced to fire together within a short time window, the
functional connection between them was potentiated, and when
simultaneous firing was prevented, the connection was depressed. These
modifications were strongly dependent on the behavioral context of the
stimuli that induced them. The results indicate that changes in the
temporal contingency between neurons are often necessary, but not
sufficient, for cortical plasticity in the adult monkey: behavioral
relevance is required.
Science 1998 Mar 13;279(5357):1714-8
Cortical map reorganization enabled by nucleus basalis activity.
Kilgard MP, Merzenich MM
Little is known about the mechanisms that allow the cortex to
selectively improve the neural representations of behaviorally
important stimuli while ignoring irrelevant stimuli. Diffuse
neuromodulatory systems may facilitate cortical plasticity by acting as
teachers to mark important stimuli. This study demonstrates that
episodic electrical stimulation of the nucleus basalis, paired with an
auditory stimulus, results in a massive progressive reorganization of
the primary auditory cortex in the adult rat. Receptive field sizes can
be narrowed, broadened, or left unaltered depending on specific
parameters of the acoustic stimulus paired with nucleus basalis
activation. This differential plasticity parallels the receptive field
remodeling that results from different types of behavioral training.
This result suggests that input characteristics may be able to drive
appropriate alterations of receptive fields independently of explicit
knowledge of the task. These findings also suggest that the basal
forebrain plays an active instructional role in representational
plasticity.
J Neurobiol 1999 Oct;41(1):69-82
Activity-dependent regulation of receptive field properties of cat area
17 by supervised Hebbian learning.
Fregnac Y, Shulz DE
Most algorithms currently used to model synaptic plasticity in
self-organizing cortical networks suppose that the change in synaptic
efficacy is governed by the same structuring factor, i.e., the temporal
correlation of activity between pre- and postsynaptic neurons.
Functional predictions generated by such algorithms have been tested
electrophysiologically in the visual cortex of anesthetized and
paralyzed cats. Supervised learning procedures were applied at the
cellular level to change receptive field (RF) properties during the
time of recording of an individual functionally identified cell. The
protocols were devised as cellular analogs of the plasticity of RF
properties, which is normally expressed during a critical period of
postnatal development. We summarize here evidence demonstrating that
changes in covariance between afferent input and postsynaptic response
imposed during extracellular and intracellular conditioning can acutely
induce selective long-lasting up- and down-regulations of visual
responses. The functional properties that could be modified in 40% of
cells submitted to differential pairing protocols include ocular
dominance, orientation selectivity and orientation preference,
interocular orientation disparity, and the relative dominance of ON and
OFF responses. Since changes in RF properties can be induced in the
adult as well, our findings also suggest that similar
activity-dependent processes may occur during development and during
active phases of learning under the supervision of behavioral attention
or contextual signals. Such potential for plasticity in primary visual
cortical neurons suggests the existence of a hidden connectivity
expressing a wider functional competence than the one revealed at the
spiking level. In particular, in the spatial domain the sensory
synaptic integration field is larger than the classical discharge
field. It can be shaped by supervised learning and its subthreshold
extent can be unmasked by the pharmacological blockade of intracortical
inhibition.
Nature 2000 Feb 3;403(6769):549-53
A neuronal analogue of state-dependent learning.
Shulz DE, Sosnik R, Ego V, Haidarliu S, Ahissar E.
State-dependent learning is a phenomenon in which the retrieval of
newly acquired information is possible only if the subject is in the
same sensory context and physiological state as during the encoding
phase. In spite of extensive behavioural and pharmacological
characterization, no cellular counterpart of this phenomenon has been
reported. Here we describe a neuronal analogue of state-dependent
learning in which cortical neurons show an acetylcholine-dependent
expression of an acetylcholine-induced functional plasticity. This was
demonstrated on neurons of rat somatosensory 'barrel' cortex, whose
tunings to the temporal frequency of whisker deflections were modified
by cellular conditioning. Pairing whisker stimulation with
acetylcholine applied iontophoretically yielded selective lasting
modification of responses, the expression of which depended on the
presence of exogenous acetylcholine. Administration of acetylcholine
during testing revealed frequency-specific changes in response that
were not expressed when tested without acetylcholine or when the
muscarinic antagonist, atropine, was applied concomitantly. Our results
suggest that both acquisition and recall can be controlled by the
cortical release of acetylcholine.
J Neurophysiol 2001 Jul;86(1):422-37
Acetylcholine-dependent induction and expression of functional
plasticity in the barrel cortex of the adult rat.
Ego-Stengel V, Shulz DE, Haidarliu S, Sosnik R, Ahissar E.
The involvement of acetylcholine (ACh) in the induction of neuronal
sensory plasticity is well documented. Recently we demonstrated in the
somatosensory cortex of the anesthetized rat that ACh is also involved
in the expression of neuronal plasticity. Pairing stimulation of the
principal whisker at a fixed temporal frequency with ACh iontophoresis
induced potentiations of response that required re-application of ACh
to be expressed. Here we fully characterize this phenomenon and extend
it to stimulation of adjacent whiskers. We show that these
ACh-dependent potentiations are cumulative and reversible. When several
sensori-cholinergic pairings were applied consecutively with
stimulation of the principal whisker, the response at the paired
frequency was further increased, demonstrating a cumulative process
that could reach saturation levels. The potentiations were specific to
the stimulus frequency: if the successive pairings were done at
different frequencies, then the potentiation caused by the first
pairing was depotentiated, whereas the response to the newly paired
frequency was potentiated. During testing, the potentiation of response
did not develop immediately on the presentation of the paired frequency
during application of ACh: the analysis of the kinetics of the effect
indicates that this process requires the sequential presentation of
several trains of stimulation at the paired frequency to be expressed.
We present evidence that a plasticity with similar characteristics can
be induced for responses to stimulation of an adjacent whisker,
suggesting that this potentiation could participate in receptive field
spatial reorganizations. The spatial and temporal properties of the
ACh-dependent plasticity presented here impose specific constraints on
the underlying cellular and molecular mechanisms.
J. Physiol (Paris) 2004, 97(4-6): 431-439.
Acetylcholine-dependent potentiation of temporal frequency
representation in the barrel cortex does not depend on response
magnitude during conditioning.
Daniel E. Shulz, Valérie Ego-Stengel and Ehud Ahissar
The response properties of neurons of the postero-medial barrel
sub-field of the somatosensory cortex (the cortical structure receiving
information from the mystacial vibrissae (Woolsey and Van der Loos
1970)) can be modified as a consequence of peripheral manipulations of
the afferent activity (e.g. Diamond et al. 1994, Glazewski et al.
1996b). This plasticity depends on the integrity of the cortical
cholinergic innervation (e.g. Juliano et al. 1991, Sachdev et al.
1998), which originates at the nucleus basalis magnocellularis (NBM,
Mesulam et al. 1983). The activity of the NBM is related to the
behavioral state of the animal (Cape and Jones 1998, Metherate et al.
1992) and the putative cholinergic neurons are activated by specific
events, such as reward-related signals, during behavioral learning
(Maho et al. 1995, Richardson and DeLong 1986). Experimental studies on
acetylcholine (ACh)-dependent cortical plasticity have shown that ACh
is needed for both the induction and the expression of plastic
modifications induced by sensory-cholinergic pairings (Edeline 1999,
Ego-Stengel et al. 2001, Shulz et al. 2000). Here we review and discuss
ACh-dependent plasticity and activity-dependent plasticity and ask
whether these two mechanisms are linked. To address this question, we
analyzed our data and tested whether changes mediated by ACh were
activity-dependent. We show that ACh-dependent potentiation of response
in the barrel cortex of rats observed after sensory-cholinergic pairing
was not correlated to the changes in activity induced during pairing.
Since these results suggest that the effect of ACh during pairing is
not exerted through a direct control of the postsynaptic activity, we
propose that ACh might induce its effect either presynaptically or
postsynaptically through activation of second messenger cascades.
Nature Neuroscience 2004, 7:974-981.
Temporal plasticity in the primary auditory cortex induced by operant
perceptual learning
Shaowen Bao, Edward F Chang, Jennifer Woods & Michael M Merzenich
Processing of rapidly successive acoustic stimuli can be markedly
improved by sensory training. To investigate the cortical mechanisms
underlying such temporal plasticity, we trained rats in a ‘sound maze’
in which navigation using only auditory cues led to a target location
paired with food reward. In this task, the repetition rate of noise
pulses increased as the distance between the rat and target location
decreased. After training in the sound maze, neurons in the primary
auditory cortex (A1) showed greater responses to high-rate noise pulses
and stronger phase-locking of responses to the stimuli; they also
showed shorter poststimulation suppression and stronger rebound
activation. These improved temporal dynamics transferred to trains of
pure-tone pips. Control animals that received identical sound
stimulation but were given free access to food showed the same results
as naive rats. We conclude that this auditory perceptual learning
results in improvements in temporal processing, which may be mediated
by enhanced cortical response dynamics.
Cape EG and Jones BE. Differential modulation of high-frequency
gamma-electroencephalogram activity and sleep-wake state by
noradrenaline and serotonin microinjections into the region of
cholinergic basalis neurons. J Neurosci 18: 2653-2666, 1998.
Diamond ME, Huang W and Ebner FF. Laminar comparison of somatosensory
cortical plasticity. Science 265: 1885-1888, 1994.
Edeline JM. Learning-induced physiological plasticity in the
thalamo-cortical sensory systems a critical evaluation of receptive
field plasticity map changes and their potential mechanisms. Prog.
Neurobiol. 57: 165-223, 1999.
Ego-Stengel V, Shulz DE, Haidarliu S, Sosnik R and Ahissar E.
Acethylcholine dependent induction and expression of functional
plasticity in the barrel cortex of the adult rat. J. Neurophysiol. 86:
422-437, 2001.
Glazewski S, Chen CM, Silva A and Fox K. Requirement for a-CAMKII in
experience-dependent plasticity of the barrel. Science 272: 421-423,
1996b.
Juliano SL, Ma W and Eslin D. Cholinergic depletion prevents expansion
of topographic maps in somatosensory cortex. Proc Natl Acad Sci U S A
88: 780-784, 1991.
Maho C, Hars B, Edeline JM and Hennevin E. Conditioned changes in the
basal forebrain: relations with learning-induced cortical plasticity.
Psychobiology 23: 10-25, 1995.
Mesulam MM, Mufson EJ, Wainer BH and Levey AI. Central cholinergic
pathways in the rat: an overview based on an alternative nomenclature
(Ch1-Ch6). Neuroscience 10: 1185-1201, 1983.
Metherate R, Cox CL and Ashe JH. Cellular bases of neocortical
activation: modulation of neural oscillations by the nucleus basalis
and endogenous acetylcholine. J. Neurosci. 12: 4701-4711, 1992.
Richardson RT and DeLong MR. Nucleus basalis of Meynert neuronal
activity during a delayed response task in monkey. Brain Res 399:
364-368, 1986.
Sachdev RN, Lu SM, Wiley RG and Ebner FF. Role of the basal forebrain
cholinergic projection in somatosensory cortical plasticity. J
Neurophysiol 79: 3216-3228, 1998.
Shulz DE, Sosnik R, Ego V, Haidarliu S and Ahissar E. A neuronal
analogue of state-dependent learning. Nature 403: 549-553, 2000.
Woolsey TA and Van der Loos H. The structural organization of layer IV
in the somatosensory region (SI) of mouse cerebral cortex. The
description of a cortical field composed of discrete cytoarchitectonic
units. Brain Res 17: 205-242, 1970.
Plasticité corticale et traitement de la parole
Anne-Lise Giraud
Ecole normale supérieure
Département
d’études cognitives
Anne-Lise Giraud, Ph.D.
CNRS
29, rue d’Ulm (bureau 72),
F-75230 Paris Cedex 05
Tél. +33 1 4432 2954/ Fax
+ 33 1 4432 3610
anne-lise.giraud@ens.fr
www.kgu.de/bic/giraud
Je présenterai des études en neuroimagerie fonctionnelle
(PET et IRMf) montrant la plasticité corticale lors du
traitement de la parole sur la base de deux exemples. Le premier est la
situation de restauration de l’audition par implantation
cochléaire. Après implantation des remaniements de
l’organisation fonctionnelle corticale du traitement de la parole se
produisent. Ceux-ci sont dûs d’une part à la transition
d’un état sourd à un état entendant, et d’autre
part à une situation d’écoute dégradée
puisque l’information auditive fournie par l’implant est plus
rudimentaire que lorsque les voies auditives sont normalement
stimulées. Le second exemple que je développerai est
celui du bégaiement et des remaniements induit par la
thérapie contre le bégaiement visant à restaurer
une parole fluide par rythmisation dela production. Nous examinerons
l’organisation fonctionnelle du système cortical de production
de parole avant et après une telle thérapie.
5 Références :
1. Giraud AL, Price CJ, Graham JM, Frackowiak RSJ
(2001) Functional plasticity of language-related brain areas after
cochlear implantation. Brain 124, 1304-1316.
2. Giraud AL, Price CJ, Graham JM, Truy E, Frackowiak
RSJ. (2001) Cross-modal plasticity underpins recovery of language
function after cochlear implantation. Neuron 30, 657-663.
3. Giraud AL, Kell C, Thierfelder C, Sterzer P,
Preibisch C, Kleinschmidt A. (2004) Neural substrates of speech
processing: effects of sensory features, auditory search and
comprehension. Cerebral Cortex, sous presse.
4. Lee DS, Lee JS, Oh SH, Kim SK, Kim JW, Chung JK,
Lee MC, Kim CS. (2001) Cross-modal plasticity and cochlear implants.
Nature 409:149-50.
5. Zatorre RJ. (2001) Do you see what I'm saying?
Interactions between auditory and visual cortices in cochlear implant
users. Neuron. 31:13-4. Review.
CV et bibliographie consultables sur :
http://www.kgu.de/bic/giraud/AL_cv_page.htm
Curriculum Vitae – 15.01.04
Nom
Anne-Lise Giraud, née Mamessier
Date et lieu de naissance 18.12.1968, Lyon, France
Nationalité
Française
Statut Familial Mariée, 2
enfants.
Adresse Professionnelle Cognitive Neurology Unit
Department of Neurology
J.W.Goethe University
Theodor Stern Kai 7
60590 Frankfurt am Main
tel: +49 69 6301 6895
fax: +49 69 6301 6842
email : giraud@em.uni-frankfurt.de
anne-lise.giraud@ens.fr
Diplomes
1993-1997 Doctorat mention Neurosciences,
Université Claude Bernard Lyon 1(UCBL). «Rôle et
fonctionnement du système efférent olivocochléaire
médian chez l’humain: Electrophysiologie, comportement et
modélisation.» Jury : Michel Imbert
(président), Bertram Scharf, Jean Marie Aran, Paul Avan
(rapporteurs), Lionel Collet, Sylviane Chéry-Croze (directeur de
thèse).
1993 DEA de Neurosciences, UCBL
1992 Maîtrise de Physiologie/Neurophysiologie,
UCBL
1990 Licence de Biochimie, UCBL
1989 DEUG B, UCBL
1986 Baccalauréat – Série C –
Mathématiques et Physique – Académie de Lyon.
Laboratoires Frequentes et Fonctions Occupees
2003-présent Professeur invité,
Département d’Etudes Cognitives, Ecole Normale
Supérieure, Paris.
2002-présent Responsable d’un groupe de
recherche, ‘Auditory Language Group’. Cognitive Neurology Unit,
Département de Neurologie, Université Goethe, Francfort,
Allemagne. Directeur : Andreas Kleinschmidt. Statut :
Chercheur BMBF (Ministère de la Recherche). Thèmes de
recherche indiqués p2.
1999-01 Département de Physiologie
(collaboration avec l’Unité de Neurologie Cognitive) Directeur
Rainer Klinke. Statut : Chercheur post-doctoral.
Thème : Contrôle cortical des entrées
auditives dans la perception de la parole. Supervision : Rainer
Klinke
1997-99 Functional Imaging Laboratory, Wellcome
Department of Imaging Neuroscience, Londres, GB. Statut: Chercheur
post-doctoral. Thème : Etude de la plasticité
corticale associée à l’implantation cochléaire.
Supervision : Richard Frackowiak et Cathy Price.
1993-97 Laboratoire de Neurosciences et
Systèmes Sensoriels CNRS UMR 5020, Lyon, Directeur Lionel
Collet. Statut : Etudiante DEA puis allocataire de recherche
(MRT). Thème : Physiologie du système
efférent olivo-cochléaire médian.
Supervision : Sylviane Chéry-Croze.
1992 Laboratoire de Sciences Cognitives et
Psycholinguistique (LSCP), EHESS, Paris. Directeur Jacques Mehler.
Stage de Maitrise de Physiologie (1 mois). Thème :
Perception de la parole chez le nourrisson. Supervision : Josiane
Bertoncini.
Mécanismes cellulaires et moléculaires de la
mémoire
Serge Laroche
Serge Laroche
Laboratoire de Neurobiologie de l’Apprentissage, de la Mémoire
et de la Communication, CNRS UMR 8620, Université Paris-Sud,
Orsay.
On admet généralement que l’information en mémoire
est encodée sous forme de configurations spatio-temporelles
d’activité dans des réseaux de neurones distribués
et que le stockage de ces représentations repose sur des
modifications acquises de la force synaptique au sein des
réseaux activés par l’apprentissage. De nombreuses
études montrent qu’un des mécanismes de l’apprentissage
et de la mémoire au niveau cellulaire repose sur une forme
particulièrement durable de plasticité, connue sous le
nom de potentialisation à long terme, ou LTP. Certains des
mécanismes cellulaires et moléculaires de l’induction et
de l’expression durable de cette plasticité neuronale commencent
à être identifiés. Ils nécessitent
l’activation de récepteurs membranaires spécifiques, tels
que les récepteurs NMDA du glutamate, et un ensemble de cascades
d’activations moléculaires, en particulier de protéines
kinases, permettant la conversion des signaux extracellulaires en
changements fonctionnels de la connectivité neuronale. On
découvre aussi que la régulation rapide de l’expression
de nombreux gènes permet le remodelage durable des
réseaux neuronaux à la base de la formation de traces
mnésiques stables. Les avancées récentes dans la
recherche des mécanismes cellulaires et moléculaires de
la plasticité et de la mémoire seront
résumées.
Références conseillées
Bliss TVP, Collingridge GL. (1993) A synaptic model of memory:
long-term potentiation in the hippocampus. Nature, 361: 31-39.
Lynch MA. (2004) Long-term potentiation and memory. Physiol Rev.,
84(1): 87-136.
Mayford M, Kandel ER. (1999) Genetic approaches to memory storage.
Trends in Genetics, 15: 463-470.
Jones MW, Errington ML, French PJ, Fine A, Bliss TVP, Garel S, Charnay
P, Bozon B, Laroche S, Davis S. (2001) A requirement for the immediate
early gene Zif268 in the expression of late LTP and the consolidation
of long-term memories. Nature Neurosci., 4: 289-296.
O’Keefe J., Speakman A. (1987) Single unit activity in the rat
hippocampus during a spatial memory task. Exp. Brain Res., 68: 1-27.
Poucet B, Save E, Lenck-Santini PP (2000) Sensory and memory properties
of hippocampal place cells. Rev Neurosci., 11(2-3): 95-111.
Mayfort M, Mansuy IM, Muller RU, Kandel ER (1997) Memory and behavior:
a second generation of genetically modified mice. Current Biology, 7:
580-589.
Silva A. (2003) Molecular and cellular cognitive studies of the role of
synaptic plasticity in memory. J. Neurobiology, 54 : 224-237.
Published online :
http://www3.interscience.wiley.com/cgi-bin/abstract/101526010/ABSTRACT
Bozon B, Davis S, Laroche S. A requirement for the immediate early gene
zif268 in reconsolidation of recognition memory after retrieval,
Neuron, 2003, 40, 695-701.
Sélection de publications liées au cours
Thomas, K.L., Laroche, S., Errington, M.L., Bliss, T.V.P. and Hunt,
S.P. (1994) Spatial and temporal changes in signal transduction
pathways during LTP. Neuron, 13 : 737-745.
Davis, S., Vanhoutte, P., Pages, C., Caboche, J. and Laroche S. (2000)
The MAPK/ERK cascade targets both elk-1 and cAMP response
element-binding protein to control long-term potentiation-dependent
gene expression in the dentate gyrus In vivo. J. Neurosci., 20 :
4563-4572.
Stéphan, A., Laroche, S. and Davis, S. (2001) Generation of
aggregated b-amyloid in the rat hippocampus impairs synaptic
transmission and plasticity and causes memory deficits. J. Neurosci.,
21 : 5703-5714.
Jones M.W., Errington M.L., French P.J., Fine A., Bliss T.V.P., Garel
S., Charnay P., Bozon B., Laroche S. and Davis S. (2001) A requirement
for the immediate early gene Zif268 in the expression of late LTP and
the consolidation of long-term memories. Nature Neurosci., 4 :
289-296.
Vaillend, C., Rampon, C., Davis, S. and Laroche, S. (2002) Gene control
of synaptic plasticity and memory formation : Implications for
diseases and therapeutic strategies. Cur. Mol. Med., 2 : 613-628
Bozon, B., Kelly, A., Josselyn, S.A., Silva, A.J., Davis, S. and
Laroche, S. (2003) MAPK, CREB and zif268 are all required for the
consolidation of recognition memory. Phil. Trans. R. Soc. B, 358 :
805-814.
Kelly A., Laroche S. and Davis S. (2003) Activation of
mitogen-activated protein kinase/extracellular signal-regulated kinase
in hippocampal circuitry is required for consolidation and
reconsolidation of recognition memory. J. Neurosci., 12 : 5354-5360.
Bozon B., Davis S. and Laroche S. (2003) A requirement for the
immediate early gene zif268 in reconsolidation of recognition memory
after retrieval. Neuron, 40 : 695-701.
Vaillend C., Billard J.M. and Laroche S. (2004) Impaired long-term
spatial and recognition memory and enhanced CA1 hippocampal LTP in the
dystrophin-deficient Dmdmdx mouse. Neurobiol. Disease, 17 : 10-20.
Parcours professionnel
Directeur du laboratoire de Neurobiologie de l’Apprentissage de la
Mémoire et de la Communication (NAMC), CNRS UMR 8620
Université Paris Sud, bât. 446, 91405 Orsay Cedex
Email : serge.laroche@ibaic.u-psud.fr
Web : http://www.namc.u-psud.fr/namc
1978 DEA de Neurosciences, Université Paris VI
1981 Doctorat de Neurosciences, Université
Paris XI, Laboratoire de Psychophysiologie, CNRS, Gif-sur-Yvette
1981 Recrutement au CNRS, Laboratoire de
Psychophysiologie, CNRS, Gif-sur-Yvette
1990 Directeur de Recherche CNRS
1994 Directeur UMR 8620
L’enrichissement comportemental comme modèle pour
l’étude de la plasticité neuronale
Claire Rampon
De nombreuses données expérimentales indiquent que le
stockage à long terme de l’information mnésique dans le
cerveau reposerait sur une augmentation durable de l’efficacité
de la transmission synaptique et sur une réorganisation
structurelle des réseaux neuronaux. L’expression de ces
modifications, en réponse à l’activité neuronale
provoquée par les stimulations du milieu environnant et le
comportement, semble sous-tendue par la capacité de
plasticité du cerveau chez l’adulte. Afin d’étudier cette
plasticité un modèle a été largement
utilisé, c’est le modèle
« naturel » d’enrichissement qui consiste
à faire séjourner des groupes d’animaux dans un milieu
riche en stimulations environnementales, sensorielles et sociales. Des
animaux ayant séjourné dans un environnement enrichi
présentent ensuite une amélioration durable de leurs
performances mnésiques, corrélées à des
changements anatomiques et biochimiques dans diverses structures
cérébrales. Récemment, il a été
montré que le séjour en milieu enrichi augmente la
neurogenèse. Parmi les interrogations que soulève cette
nouvelle forme de plasticité chez l’adulte, la question du
rôle fonctionnel de ces nouveaux neurones reste au cœur des
débats actuels. L’hypothèse la plus argumentée
concerne leur rôle dans l’apprentissage de certaines tâches
mnésiques requerrant l’hippocampe. Les recherches que nous
conduisons actuellement consistent à examiner si ces nouveaux
neurones participent à l’amélioration des performances
mnésiques observée après un séjour en
milieu enrichi.
Références sur le thème
· Gould E. and Gross C. G. (2002) Neurogenesis
in adult mammals: some progress and problems; J. Neurosci. 22(3):
619-623
· Gould E, Beylin AV, Tanapat P, Reeves A,
Shors TJ, Learning enhances adult neurogenesis in the adult hippocampal
formation (1999) Nat Neurosci. 3, 260-265
· Kempermann G, Kuhn HG and Gage FH, More
hippocampal neurons in adult mice living in an enriched environment.
(1997) Nature, 386, 493-495.
· Shors TJ, Miesegaes G, Beylin A, Zhao M,
Rydel T and Gould E, (2001) Neurogenesis in the adult is involved in
the formation of trace memories, Nature, 410,372-376.
· Rampon C and Tsien JZ, Genetic analysis of
learning behavior-induced structural plasticity. (2000) Hippocampus,
10, 605-609.
Bref CV Claire Rampon
Après un DEA et une thèse de Neurosciences à
Lyon-I, avec PH LUPPI et P FORT dans le laboratoire dirigé
à l’époque par le Pr Jouvet, je suis ensuite partie en
postdoc à l'université de Princeton (New Jersey)
où j’ai travaillé avec le Dr Tsien. Dans ce laboratoire,
j’ai notamment étudié le rôle du récepteur
NMDA dans les mécanismes cellulaires et moléculaires de
la mémoire et de la plasticité synaptique. Pour ce faire,
j’ai utilisé comme modèle de plasticité neuronale,
le séjour en milieu enrichi. A la rentrée 2000, je suis
revenue en France à l'université Paris-Sud d’Orsay comme
enseignant-chercheur, au sein du laboratoire de Neurobiologie de
l'Apprentissage, de la Mémoire et de la Communication (CNRS UMR
8620). Depuis septembre 2003, j’ai été nommée
à l’Institut Universitaire de France et je poursuis au Centre de
Recherche sur la Cognition Animale à Toulouse, un projet de
recherche portant sur les mécanismes cellulaires et
moléculaires de la plasticité neuronale mise en jeu au
cours de l’enrichissement.
Mécanismes neurobiologiques impliques dans le developpement des
aversions alimentaires gustatives.
Guillaume Ferreira
Lorsqu’un animal s’alimente, les caracteristiques sensorielles de
l’aliment, en particulier le gout, sont associees aux consequences
post-ingestives. Ainsi quand l’ingestion d’un nouvel aliment est suivie
d’un apport energétique important, cela engendre ulterieurement
une augmentation de la prise de cet aliment. A l’inverse, si la
consommation est suivie d’un malaise gastro-intestinal, l’individu
evite de le consommer a nouveau. Ces apprentissages associatifs entre
les caracteristiques sensorielles de l’aliment et les consequences
benefiques ou deleteres de son ingestion participent donc a la
regulation des choix alimentaires.
Ces apprentissages alimentaires ont ete assez largement etudies chez
les mammiferes, en particulier le developpement des aversions
alimentaires. Cet exposé traitera des aversions de type gustatif
et examinera l’importance de certaines structures cerbrales,
essentiellement télencéphalique, dans ces phenomenes.
Dans un premier temps les caracteristiques comportementales concernant
l’acquisition des aversions gustatives seront décrites. Ensuite,
certaines donnees recentes obtenues chez les rongeurs seront presentees
concernant l’implication de l’innervation cholinergique du cortex
insulaire dans la mémorisation des informations gustatives ainsi
que le role joue par le glutamate au sein de l’amygdale
basolatérale dans le traitement du message visceral. Enfin,
l’importance des interactions entre ces deux structures lors de
l’association du gout au malaise gastrique et de la consolidation de
cette association sera egalement abordee."
Mots cles: mémoire, gout, malaise gastrique, amygdale, cortex
insulaire.
5 references recentes (dont 2 revues) sur le sujet:
- Ferreira G., Gutierrez R., De la Cruz V. & Bermudez-Rattoni F.
(2002). Differential involvement of cortical muscarinic and NMDA
receptors in short- and long-term taste aversion memory. European
Journal of Neuroscience, 16: 1139-1145.
- Miranda M., Ferreira G., Ramirez-Lugo L. & Bermudez-Rattoni F.
(2002). Glutamatergic activity in the amygdala signals visceral input
during taste memory formation. Proceedings of the National Academy of
Sciences USA, 99: 11417-11422.
- Berman DE, Hazvi S, Neduva V, Dudai Y. (2000). The role of identified
neurotransmitter systems in the response of insular cortex to
unfamiliar taste: activation of ERK1-2 and formation of a memory
trace.J Neurosci. 20(18):7017-23.
Revues:
- Miranda M., Ferreira G., Ramirez-Lugo L. & Bermudez-Rattoni F.
(2003). Role of cholinergic system on the construction of memories:
taste memory encoding. Neurobiology of Learning & Memory, 80:
211-222.
- Lamprecht R, Dudai Y (2000) The amygdala in conditioned taste
aversion: it´s there but where. In: The amygdala (Aggleton JP,
ed), pp 310-331. New York: Oxford University Press.
Bref CV:
Guillaume Ferreira (ferreira@tours.inra.fr)
Né le 07 Juillet 1973 à Chamalières (63) - 30 ans
Nationalité française
Adresse professionnelle:
Equipe de Comportement Animal,
Unité de Physiologie de la Reproduction et
des Comportements,
UMR 6073 INRA-CNRS-Université de Tours, 37380
Nouzilly, France
Tel. : 02 47 42 79 74 - Fax : 02 47 42 77 43
Activités de recherche
2001 : Recruté comme Chargé de Recherche 2ème
classe INRA affecté à l’Equipe de Comportement Animal de
l’Unité de recherche P.R.C. de Nouzilly dirigée par F.
Lévy.
2001 : stage post-doctoral, "Importance des projections
cholinergiques et glutamatergiques corticales dans la formation des
apprentissages aversifs chez le rat", réalisé au sein du
Département de Neurosciences de l’Institut de Physiologie
Cellulaire, U.N.A.M. (Mexico city) dirigé par le Dr F.
Bermudez-Rattoni.
2000 : thèse de doctorat, "Etude neuroéthologique de
la reconnaissance multisensorielle du jeune par sa mère chez les
ovins: implication du système cholinergique central",
réalisée au sein de l’Equipe de Comportement Animal sous
la direction du Dr F. Lévy.
1996 : rapport de DEA, "Rôle du système cholinergique
dans la mémorisation de l’odeur du jeune par la brebis:
études neuroéthologique et neuroanatomique",
réalisé au sein de l’Equipe de Comportement Animal sous
la direction du Dr F. Lévy.
1995 : rapport de stage de Maîtrise, "Perception d’images en
deux dimensions chez le mouton : influence d’images de
congénères sur les réactions de peur",
réalisé au sein de l’Equipe de Comportement Animal sous
la direction du Dr M.F. Bouissou.
Formation Universitaire
2000 : Doctorat de l’Université de Tours
en Sciences de la Vie - mention très honorable avec
félicitations du jury.
1996 : Diplôme d’Etudes Approfondies de
Neurosciences des Universités Paris VI, Paris XI et Paris
XII - mention Assez-Bien.
1995 : Maîtrise de Neurosciences du
Comportement, à l’Université Aix-Marseille I - mention
Assez-Bien
1994 : Licence de Neurosciences du Comportement,
à l’Université Aix-Marseille I - mention Assez-Bien
1994 : Diplôme d’Université
d'Ethologie, à l’Université de Tours - mention Bien
1993 : Diplôme d'Expérimentation
Animale, à l’Université de Clermont-Ferrand I.
1993 : Diplôme Universitaire de
Technologie de Biologie Appliquée, à l’Université
de Clermont-Ferrand I - mention Assez-Bien
1991 : Baccalauréat série C -
Mathématiques, Physique-Chimie (Clermont-Ferrand).
Sociétés
Membre de la Société des Neurosciences Françaises,
Membre de la Société des Neurosciences Européennes
(Federation of European Neuroscience Societies, FENS)
Membre occasionnel de la Société des Neurosciences
Américaines (Society for Neuroscience, SFN).
Articles originaux
1- Bouissou M.F., Porter R.H., Boyle L. & Ferreira G. (1996).
Influence of conspecific image of own vs. different breed on fear
reactions of ewes. Behavioural Processes, 38: 37-44.
2- Ferreira G., Gervais R., Durkin T.P. &
Lévy F. (1999). Post-acquisition scopolamine treatments reveal
the time-course for the formation of lamb odor recognition memory in
parturient ewes. Behavioral Neuroscience, 113: 136-142.
3- Terrazas A., Ferreira G., Lévy F., Nowak
R., Orgeur P., Serafin N., Soto R. & Poindron P. (1999). Do ewes
recognize their lambs within the first day postpartum without the help
of olfactory cues? Behavioural Processes, 47: 19-29.
4- Lévy F., Meurisse M., Ferreira G.,
Thibault J. & Tillet Y. (1999). Afferents to the olfactory bulb in
sheep with special emphasis on the cholinergic, noradrenergic and
serotonergic connections. Journal of Chemical Neuroanatomy, 16: 245-263.
5- Ferreira G., Terrazas A., Poindron P., Nowak R.,
Orgeur P. & Lévy F. (2000). Learning of olfactory cues is
not necessary for early recognition of the lamb by its mother.
Physiology & Behavior, 69: 405-412.
Ferreira G., Meurisse M., Tillet Y. & Lévy F. (2001).
Distribution and colocalization of choline acetyltransferase and p75
neurotrophin receptors in the sheep basal forebrain: implications for
the use of specific cholinergic immunotoxin. Neuroscience, 104: 419-439
Ferreira G., Gervais R., Ravel N., Meurisse M., & Lévy F.
(2001). Extensive immunolesions of basal forebrain cholinergic system
impair offspring recognition in sheep. Neuroscience, 106: 103-115.
Terrazas A., Nowak R., Serafin N., Ferreira G., Lévy F. &
Poindron P. (2002). Twenty-four-hour-old lambs rely more on maternal
behavior than on the learning of individual characteristics to
discriminate between their own and an alien mother. Developmental
Psychobiology, 40: 408-418.
Ferreira G., Gutiérrez R., De la Cruz V. &
Bermúdez-Rattoni F. (2002). Differential involvement of cortical
muscarinic and NMDA receptors in short- and long-term taste aversion
memory. European Journal of Neuroscience, 16 : 1139-1145.
Miranda M., Ferreira G., Ramirez-Lugo L. & Bermúdez-Rattoni
F. (2002). Glutamatergic activity in the amygdala signals visceral
input during taste memory formation. Proceedings of the National
Academy of Sciences USA, 99: 11417-11422.
Ferreira G., Poindron P. & Lévy F. (2003). Involvement of
central muscarinic receptors in social and non-social learning in
sheep. Pharmacology, Biochemistry and Behavior, 74: 969-975.
Keller M., Meurisse M., Poindron P., Nowak R., Shayit M., Ferreira G.
& Lévy F. (2003). Maternal experience affects the
establishment of visual and auditory, but not olfactory, offspring
recognition in parturient ewes. Developmental Psychobiology, 43:
167-176.
Miranda M., Ferreira G., Ramirez-Lugo L. & Bermúdez-Rattoni
F. (2003). Role of cholinergic system on the construction of memories:
taste memory encoding. Neurobiology of Learning & Memory, 80:
211-222.
Les circuits de la mémoire olfactive chez le Rat
Anne-Marie Mouly
La mise en mémoire d'une information se ferait par le biais de
modifications synaptique durables au sein d'un réseau largement
distribué incluant des aires corticales sensorielles et
limbiques. Alors que cette hypothèse est largement admise au
sein de la communauté scientifique, la majorité des
travaux concernant l'étude des traces mnésiques se
focalisent sur une structure particulière (par exemple
l'hippocampe ou l'amygdale) dont ils étudient le rôle dans
un apprentissage donné, et ne prennent pas en compte la
dimension du réseau.
Appréhender l'étude du réseau de structures
impliquées dans la mémorisation d'une information
nécessite la mise en œuvre de techniques permettant
d'enregistrer en simultané l'activité de plusieurs aires
cérébrales aux différents stades d'un
apprentissage. Il peut s'agir principalement de techniques
d'électrophysiologie (enregistrements multisite) ou d'imagerie
(marquage de gènes précoces, IRMf). Nous illustrerons ce
type d'approche en prenant comme modèle principal la
mémoire olfactive chez le Rat.
L'une des particularités du système olfactif est qu'il
existe des projections directes des aires sensorielles (bulbe olfactif,
cortex piriforme) vers les structures limbiques (cortex entorhinal,
amygdale, hippocampe). Cette organisation anatomique relativement
simple rend beaucoup plus facile le type d'études
mentionnées ci-dessus.
Nous verrons à partir de quelques exemples tirés de la
littérature que selon l'apprentissage olfactif
étudié, les interactions entre aires sensorielles et
limbiques sont différentes. Nous verrons aussi que, pour une
tâche donnée, le réseau mis en évidence
n'est pas fixé une fois pour toutes, mais qu'il peut
évoluer au cours du temps. Ce qui nous amènera à
aborder les notions de consolidation et reconsolidation de la trace
mnésique.
Références bibliographiques :
Fortin N.J., Agster K.L. and Eichenbaum H.B. Critical role of
hippocampus in memory for sequences of events. Nature Neuroscience,
2002, 5(5), 458-461.
Gottfried J.A., O'Doherty J. and Dolan, R.J. Appetitive and aversive
olfactory learning in humans studied using event-related Functional
Magnetic Resonance Imaging. Journal of Neuroscience, 2002, 22(24),
10829-10837.
Mouly A.M., Fort A., Ben-Boutayab N. and Gervais R. Olfactory learning
induces differential long-lasting changes in rat central olfactory
pathways. Neuroscience, 2001, 102(1), pp 11-21.
Nader K. Memory traces unbound.Trend in Neurosciences. Vol.26, No.2,
February 2003, 65-72.
Tronel S. and Sara S.J. Mapping of olfactory memory circuits :
Region-specific c-Fos activation after odor-reward associative learning
or after its retrieval. Learning and memory, 2002, 9(3), 105-111.
Parcours professionnel :
1980 DEA de Neurosciences, Université Claude
Bernard, Lyon 1.
1983 Thèse de Neurosciences, Université
Claude Bernard, Lyon 1. Travaux de thèse effectués au
Laboratoire de Pysiologie Neurosensorielle (Directeur : Pr.
André Holley).
1990 Chargée de Recherche au CNRS. Laboratoire
de Pysiologie Neurosensorielle (Directeur : Pr. André Holley).
1998 Affectation à l'Institut des Sciences
Cognitives (Directeur actuel : Yves Burnod), dans l'équipe
Neurobiologie de la Mémoire Olfactive (Responsable Rémi
Gervais).
Email : mouly@isc.cnrs.fr
Site web de l'équipe : http://www.isc.cnrs.fr/ger/germenu.htm
Thème de recherche :
Dans l'équipe, nous cherchons à mieux connaître les
circuits neuronaux et les mécanismes impliqués dans la
mise en mémoire d'une information olfactive chez le rat. Mon
thème de recherche actuel consiste a étudier la
plasticité induite par un apprentissage olfactif a
différents niveaux du système olfactif, incluant par
exemple le cortex piriforme et l'amygdale. J'utilise pour cela une
technique d'enregistrements électrophysiologiques multisites sur
l'animal vigile, à différents stades d'un apprentissage
olfactif.
Les troubles de la perception visuelle :
L’exemple du système visuel
Yves Rossetti
Yves Rossetti souhaiterait que l’étudiant chargé de le
présenter le contacte directement :
Tél : 04.72.91.34.16
Mail : rossetti@lyon.inserm.fr
Résumé
mon intervention passera en revue les grandes pathologies du
système visuel en les organisant suivant la distinction
classique entre voie ventrale et voie ventrale. Il sera d'une part mis
l'accent sur les dissociations entre perception et action
sensées refléter cette distinction classique, et d'autre
part sur les limites de de cadre théorique pour rendre compte de
la réalité des observations neuropsychologiques (ex:
existe t'il vraiment une double dissociation entre ataxie optique et
agnosie visuelle).
Curriculum vitae
Je suis médecin de formation,
thèse de neurosciences
10 ans CR au CNRS à l'unité INSERM 'Espace et Action'
maintenant PU-PH en physiologie et rééducation
neurologique.
Bibliographie conseillée
Une revue vous sera fournie dans laquelle vous trouverez les
références nécessaires.
Les syndromes amnésiques
Dr Bernard Croisile
Les lésions des régions anatomiques de mémoire
résultent en des atteintes variées des processus de
mémoire. Les plus connues concernent les processus de
mémorisation (atteinte du circuit de Papez) : le syndrome
amnésique hippocampique est le prototype d'une atteinte de
l'apprentissage. Ce syndrome est bien connu depuis le cas HM (1953) et
constitue actuellement le coeur de la maladie d'Alzheimer (dans sa
forme chronique) et de l'ictus amnésique (dans sa forme
aiguë transitoire). Les syndromes amnésiques des atteintes
diencéphaliques et frontales ont des caractéristiques
cliniques bien différentes. La perte des souvenirs anciens est
plus difficile à individualiser. Elle est bien analysée
dans le cadre de la démence sémantique dont le profil
clinique est quasiment l'inverse de celui de la maladie d'Alzheimer :
perte des souvenirs anciens, respect prolongé des souvenirs
récents.
Bernard Croisile
Médecin, Neurologue, Docteur en Sciences (mention
neuropsychologie) sur le sujet : Langage écrit et maladie
d'Alzheimer Chef du Laboratoire de Neuropsychologie, Fonctions
Cognitives, Langage et Mémoire de l'Hôpital Neurologique
de Lyon Enseignant à Lyon 1 (école d'orthophonie) et Lyon
2 (faculté de psychologie en licence, maîtrise et DEA)
Travaux sur : agraphies, langage écrit et maladie d'Alzheimer,
ictus
amnésique, maladie d'Alzheimer, Mild Cognitive Impairment
Institut
des Sciences Cognitives UMR 5015 UCB Lyon 1
67,
boulevard
Pinel 69675 BRON cedex
33
(0)4 37 91 12 12
33 (0)4 37 91 12 10
web@isc.cnrs.fr

ACCUEIL ISC